samedi 27 août 2016

Un sexologue pervers (1)

Chapitre 1


Sarah marchait lentement en remontant une rue du centre de cette grande ville universitaire d’Aquitaine ; son regard s’attardait sur l’entrée des immeubles bourgeois, à la recherche du numéro qui lui avait été indiqué. « 21… 19… 17 : c’est bien là ! » D’ailleurs une plaque de cuivre rutilante annonçait :


Docteur S. de Feule
Sexologue
3ème étage


Elle pénétra dans le hall d’un pas décidé et appuya sur le bouton d’appel de l’ascenseur.


lundi 22 août 2016

New-York darkness (2)

Relire le chapitre 1

CHAPITRE DEUX : Alice, la rencontre

 En fait, j’ai dormi trois nuits chez Rondha car je ne trouvais pas de travail dans un restaurant qui me plaise ; et pourtant j’ai quadrillé Greenwich, Tribeca… Le troisième jour, je suis allée voir la personne dont Mario avait parlé. C’était un dirigeant d’établissements de nuit allant de clubs de strip-tease à bars à hôtesses et restaurants. Il m’a reçue dans un de ses bars, un spécial go-go danseuses ; deux d’entre elles, vêtues succinctement d’un bikini rouge, tournoyaient paresseusement autour d’une barre verticale ; je ne pus m’empêcher de repenser à Kachina, la si belle danseuse exotique qui avait été mon amie. Je l’avais souvent vue danser, et c’était un spectacle d’une sensualité bouleversante.

— Bonjour ; alors tu cherches du travail ? Tu as l’air bien foutue ; dommage pour tes cheveux, mais il y en a qui aiment ça aussi. Moi, c’est Carlo Delmonte.

mercredi 17 août 2016

Dix-sept heures trente (5)

Relire les chapitres 7 et 8

CHAPITRE 09:00


Le lendemain matin, j’ai mis quelques minutes pour réaliser où j’étais. Je ne reconnus pas tout de suite le lieu, puis mes souvenirs de la veille se firent de moins en moins brumeux. Tatiana était encore allongée à côté de moi. Je commençai à la caresser doucement en me félicitant d’avoir pu baiser une femme si bandante. J’avais hâte de recommencer. Le contact de mes mains sur ses seins la réveilla peu à peu. Elle commença d’abord à gémir légèrement, puis ouvrit finalement les yeux. Une fois bien réveillée, elle repoussa mes mains, se leva et enfila sa robe de la veille.

— Excuse-moi ; hier soir, j’étais bourrée. T’es pas vraiment mon type de mec, expliqua-t-elle sur un ton condescendant. Si tu pouvais donc sortir de ma chambre…

mardi 9 août 2016

Indécences - Itinéraire d'une dévergondée (16)

Relire le chapitre 15

Petit pont


Avec le pénis mou de Gildas en bouche et un autre qui glissait comme une limace entre mes doigts, je me laissais examiner le postérieur par Claude. Là où d’autres femmes se seraient plus que raisonnablement vu abaissées, voire avilies ou humiliées, je ressentais à l’inverse un pouvoir de puissance – celui d’être convoitée – que seul donnait la constitution de mon sexe face à la virilité opposée. Je voulais tout connaître de ces authentiques plaisirs qui s’offraient à ma liberté nouvelle, et ma propre jouissance passait par cette possibilité de donner aux hommes ces plaisirs charnels pleinement partagés.

Nue, offerte à toutes les fantaisies de ces trois individus en qui j’avais pleinement confiance, je m’enorgueillissais d’être l’instrument de toute leur attention, d’autant que leurs envies respectives se trouvaient augmentées par un manque de sexualité avoué. Ils avaient l’expérience, et leur appétence maîtrisée – oui, mais pas toujours ! – savait calmer mon impatience. Il me plaisait d’être la tentation de leurs désirs. Le contact de leurs mains, de leur verge (surtout), la fixation de leur regard sur mon corps : tout contribuait à me faire ressentir ma nature d’objet érotique.

vendredi 5 août 2016

1944 : opérations très spéciales (2)


Relire le chapitre 1
PREMIÈRE OPÉRATION – 2/2


Berlin, 24 juin 1944


Le voyage s’est fait sans encombre, et c’est en civil que nous prenons possession de la maison qui a été prévue pour nous. C’est une belle demeure dans un quartier bourgeois de Berlin épargné par les bombardements, car loin des zones où sont installées les usines et les installations militaires. Pas le temps de se reposer : l’expo a lieu dans trois heures, et nous sommes encore revêtus de nos tenues de voyage.

Elisabeth s’installe dans la salle de bain pour se rafraîchir après ce long voyage depuis la Grande-Bretagne. Moi, je m’effondre sur le lit, mais mon regard est attiré vers la salle de bain où la jolie brune est en train de se dévêtir. Bien que je la connaisse disons… « intimement », je ne peux m’empêcher de détailler ce corps divinement sculpté pour le plaisir des yeux et des mains.

lundi 1 août 2016

Dix-sept heures trente (4)

Relire les chapitres 5 et 6

CHAPITRE 07:00


Le réveillon de Noël se déroula calmement. Nous bûmes tous ensemble et nous mangeâmes beaucoup dans la bonne humeur, bercés par la musique que nous avions pris plaisir à sélectionner avec Charlotte. Huîtres, tourteaux, saumon, foie gras, dinde aux marrons et fromages, le repas fut copieux et délicieux. Ce n’est qu’arrivé au dessert – une bûche glacée aux fruits exotiques – que Thierry décida de nous annoncer la grande nouvelle. Il se leva, une flûte de champagne dans la main droite, et toussota.

— Puis-je avoir votre attention s’il-vous plaît ? déclara-t-il en tapotant une cuillère sur sa flûte de champagne.

Le silence se fit promptement et tous les regards se braquèrent sur lui. Il était vêtu en costume-cravate noir qui sembla soudain le serrer. Que voulait-il au juste ? Que nous réservait-il ? J’eus soudain un très mauvais pressentiment, surtout quand je le vis s’approcher de ma sœur. Il sembla mal à l’aise, hésita, puis après une grande inspiration il décida de se lancer.

mardi 26 juillet 2016

La poupée de chiffon

Les mains de la jeune femme serrent entre leurs doigts longs et fins une sorte de clé, puis lentement elle tourne celle-ci. Le bruit du mécanisme se fait entendre dans cette pièce toute simple. Un lit, une table, une chaise – belle, certes – mais juste une chaise sur laquelle la brune est assise. Puis, quand elle estime qu’elle a assez remonté le ressort intérieur, invisible dans sa boîte de bois verni, elle ouvre délicatement le couvercle. Au fur et à mesure de l’ouverture de cette salle de spectacle miniature, la danseuse, elle, monte vers l’air libre, la main au-dessus de sa tête.

Soudain, dans la chambre, la musique qui rythme les tours de la demoiselle en tutu, la musique emplit totalement l’espace de la jeune femme. C’est toujours avec ravissement qu’elle écoute, dans le silence de son antre, la mélodie qui fait revenir tellement de souvenirs… C’est souvent ainsi qu’elle voyage, dans son univers de femme solitaire ; elle s’invente parfois des histoires, des contes de fées pour petite bourgeoise, des instants fabuleux où elle crée elle-même son destin. Alors que le petit rat tourne et tourne encore sur lui-même, les notes emportent l’esprit de Claude vers un autre jour.

Un jour qu’elle a vécu ? Un jour qu’elle s’invente ? Allez savoir, avec les idées qu’elle a dans la tête…. Une soirée bien, l’autre moins ; mais c’est le lot de toutes les personnes solitaires comme elle.

La musique qui s’échappe de la boîte arrive au cerveau de cette ravissante jeune femme, et la voici plongée dans des souvenirs qui n’appartiennent qu’à elle. Enfin, presque, puisqu’elle pense que ce sont vraiment des moments partagés par tant d’autres qu’elle se plaît à se rappeler.

jeudi 21 juillet 2016

New-York darkness (1)

PROLOGUE

New York, 2 août 2013

Le grand bus bleu et argent décoré d’un lévrier est sorti du long tunnel et la pluie a vite transformé la poussière qui le recouvrait en fines coulures noires. Émerveillés, les passagers, malgré la fatigue et l’hébétude, contemplaient à travers les vitres sales les tours de Manhattan, les enfants, le nez collé à la vitre humide, poussaient des cris aigus.

Seule une femme brune restait complètement amorphe, sans réaction, alors que des exclamations fusaient, un groupe de lycéens découvrant les gratte-ciels mythiques pour la première fois. Immobile, son visage blafard restait obstinément vissé sur l’appui-tête devant elle, indifférente à l’agitation, aux cris, à tout.

Lorsque le bus se gara à son emplacement de la station de Manhattan, terminus de ce long voyage, elle ne bougea pas plus et reste assise jusqu’à ce que tous les passagers aient déserté le long véhicule. Alors seulement elle se leva en retenant un gémissement ; elle marcha pesamment jusqu’à la porte et inclina la tête devant le chauffeur, un asiatique maigrichon qui la salua gravement en touchant sa casquette sombre.

Sa valise à roulettes était posée sur le quai, seul bagage encore présent ; les arrivants et leurs comités d’accueil étaient partis depuis plusieurs minutes. Elle était seule. Douloureusement seule encore une fois. Sans envie, sans raison de se battre. Sans paraître se rendre compte de la pluie qui d’ailleurs était en passe de s’arrêter, elle saisit la poignée de sa valise ; alors seulement, comme si elle émergeait d’un rêve éveillé aux allures de cauchemar, elle regarda autour d’elle d’un œil morne.

mardi 19 juillet 2016

[Échange] Toutes ces nuits

Toutes ces nuits passées à l’aimer
Ces mots écrits jamais prononcés
Le temps a fui. Le temps de lasser.

Comme un ennui qui soudain l’oppresse
Juste une envie que tu disparaisses
Le jeu est fini. Sans se retourner.

Mais dire aussi

Qu’il a surgi au bout de la jetée
Si tu oublies tout peut recommencer
Tu as compris. Une histoire insensée.

Texte : Sacha Kuz
Photo : David One

dimanche 17 juillet 2016

Dix-sept heures trente (3)

Relire les chapitres 3 et 4

CHAPITRE 05:00


Durant cette période, il y eut Delphine. Delphine avait été une fille de ma promo de licence. Je ne sais pas pourquoi, mais il s’avéra que je lui plaisais. Je ne sais pas ce qu’elle me trouvait, surtout que j’étais au plus mal à cette époque. Je ne parlais à personne, je ne m’intéressais à rien. J’étais plutôt en mode zombie : je marchais parmi les autres mais je me sentais mort à l’intérieur. Je prenais des notes pendant les cours sans vraiment entendre ce que le prof nous dictait. J’agissais comme un automate, complètement vide à l’intérieur.

Quant à elle, Delphine était une fille plutôt plaisante et agréable. Loin d’être un canon de beauté, elle ne manquait cependant pas de charme avec sa petite frimousse enfantine, ses yeux rieurs et sa coiffure toujours indomptable. Il est vrai que je l’avais déjà remarquée auparavant ; son côté malicieux me rappelait un peu ma sœur. Elle était dotée aussi d’un humour des plus percutants et s’était ainsi entourée de beaucoup de monde.

mercredi 13 juillet 2016

Une fin de garde bien agréable

Ce que je vais vous raconter s’est passé il y a un peu plus de vingt ans.
J’étais encore un jeune médecin, attendant de trouver un cabinet intéressant à reprendre, et comme beaucoup de confrères fraîchement sortis de la faculté j’effectuais des remplacements de médecins libéraux durant leurs congés.

À cette époque, des promotions pléthoriques d’étudiants arrivaient sur « le marché » pour peu de remplacements intéressants ; quand je dis « intéressants » voulait dire « réguliers » car travailler seulement quelques semaines par an (les congés scolaires) n’était pas franchement suffisant pour gagner sa vie.
Aussi, il était intéressant de trouver un cabinet de groupe de plusieurs médecins qui prenaient leurs vacances à tour de rôle, ce qui donnait la garantie de plusieurs semaines consécutives de travail assurées.

samedi 9 juillet 2016

Indécences - Itinéraire d'une dévergondée (15)

Relire le chapitre 14

Luxure agreste

Sous un ciel d’une pureté absolue, la lumière crue me fit cligner des yeux. À peine avais-je mis un pied à l’extérieur que Gildas, qui me précédait, se retourna précipitamment pour rebrousser chemin. Dans le mouvement, la tige oscillante de son sexe encore tendu effleura ma hanche de sa tête humide. Je pris une profonde inspiration pour contenir la vibration qui parcourut mon corps. Claude et Charles, qui s’étaient avancés vers le fond du jardin, ne s’aperçurent nullement de l’émoi momentané que venait de me procurer le fugace contact, et je me laissai gagner par l’agréable sensation de la chaleur du soleil sur ma nudité.



À mon grand étonnement, je n’éprouvais que peu d’embarras à la vue de ces parfaits étrangers ; au contraire, leur compagnie me suscitait déjà un réel attachement. Plantée devant la porte, j’attendis sereinement le retour de Gildas. Dénuée de tout scrupule, je contemplais les impudiques profils de ses deux amis qui semblaient prendre un véritable intérêt pour les parterres de fleurs.


jeudi 7 juillet 2016

mardi 5 juillet 2016

1944 : opérations très spéciales (1)

PREMIÈRE OPÉRATION – 1/2


Recrutement


Londres, mai 1944

L’homme se prénomme Franck ; il vient de New York et fait partie des troupes américaines stationnées en Grande-Bretagne pour le débarquement. Il est officier dans les troupes aéroportées de la 19ème et bénéficie d’une permission dans la capitale anglaise car l’opération de débarquement en Normandie a encore une fois été reportée pour cause de mauvais temps.

À 22 heures, dans le bar du Waldorf Astoria, se sont retrouvés quelques officiers qui dégustent un whisky tout en écoutant la radio londonienne qui diffuse pour la première fois du jazz en hommage aux soldats américains présents sur leur sol.

vendredi 1 juillet 2016

Dix-sept heures trente (2)

Relire les chapitres 1 et 2

CHAPITRE 03:00


Le soir suivant, Charlotte me surprit une nouvelle fois en réclamant une autre séance. Celui d’après aussi, si bien que cela devint vite notre nouvelle habitude. Nous discutions toujours le soir à partir de dix-sept heures trente, heure à laquelle nous étions tous les deux rentrés de cours et nos parents encore au boulot, mais très vite elle me demanda de me masturber en pensant à elle. Une fois en pleine action, elle me demandait de décrire dans les moindres détails que j’imaginais être en train de lui faire. Elle réclamait que je lui dise quelle partie de son corps je trouvais la plus excitante, et pourquoi. Elle écoutait mes descriptions avec un air studieux et méticuleux. C’était vraiment étrange de se masturber tout en décrivant à la fille à laquelle on pense ce qu’on imagine, d’autant plus quand cette fille est votre propre sœur. J’adorais ces moments. C’était devenu pour moi comme une sorte de drogue. Je les attendais avec impatience. Chaque soir, notre heure divine semblait prendre son temps à arriver.
Pourtant, un soir je semblai avoir plus de mal à décoller.

— Bah alors, qu’est-ce qui t’arrive ? s’impatienta-t-elle.
— Je ne sais pas, ça n’a pas l’air de vouloir ce soir, répondis-je en tentant de raidir ma demi-molle.
— Et si je te montre mes seins, tu crois que cela t’aiderait ?

lundi 27 juin 2016

Le piano (3)

Relire le chapitre 2


Acte III


Je me suis occupée de la rencontre avec mon nouvel ami. Il nous attend donc pour le dîner, le samedi soir qui suit la conversation que toi et moi avons eue. Dans le salon, nous prenons un verre tous les trois ; rien ne peut laisser entrevoir dans votre ton une quelconque peur ou appréhension. Gustave est vêtu d’un pantalon de toile claire, d’un tee-shirt assorti, et vous faites comme si je n’étais pas là. Je dois avouer une certaine anxiété alors que j’écoute simplement votre dialogue. Dès les premières phrases, vous avez adopté le tutoiement, et j’ai l’impression que vous vous comprenez parfaitement.

— Claude aimerait donc essayer cette chambre secrète que je n’ai pas encore vue ; elle semble lui avoir donné des idées. Maintenant, à elle d’assumer ses envies : je ne m’y opposerai pas. Il est cependant clair que je demande pour elle le respect de son intégrité, tant physique que morale.
— Comme tu y vas… Je ne vais pas la frapper : juste jouer comme Madeleine et moi le faisions. Et du reste, tu seras là ; donc, si quelque chose ne va pas, tu pourras tout à ton aise intervenir.
— Alors, d’accord ; voyons donc cette chambre. Non, pas toi ! Tu attends là, Claude.

jeudi 23 juin 2016

[Échange] Tout ce qu’il me reste de toi

Tout ce qu’il me reste de toi
Des étreintes gravées dans mon corps
Des mots d’amour gravés dans mon cœur

 Tout ce qu’il me reste de toi
 Des fragrances et des images condamnées à s’effacer
Le souvenir de cris depuis longtemps envolés

Tout ce qu’il me reste de toi
À moins que je ne l’aie rêvé…
Et même si je l’ai rêvé…

Tout ce qu’il me reste de toi
Me hante désormais…

Texte : Sacha Kuz
Photo : Max Vadukul

mardi 21 juin 2016

Lazarius et la dame aux cheveux gris

Ce que je vais vous raconter s’est passé il y a peu.

Cela fait presque huit ans que le syndrome de Barjavel a ravagé l’humanité, réalisant ce que cet auteur de science-fiction avait imaginé dans son roman Ravage : presque toute la gent masculine a été décimée en trois ans par un agent infectieux inconnu. Seuls 0,002 % d’hommes y ont survécu, soit après un syndrome infectieux terrible et un coma de quelques mois (comme moi), soit ne les touchant pas (les chercheurs – disons plutôt « les chercheuses » – n’ont pas encore trouvé d’où provient leur invulnérabilité ou résistance au supposé agent infectieux).

Je me suis adapté (après avoir perdu, comme presque tout le monde, quasiment toute ma famille) et j’ai dû m’habituer à vivre dans un monde sans hommes.

vendredi 17 juin 2016

Dix-sept heures trente (1)

CHAPITRE 01:00


Je me souviens parfaitement de ce jour-là : le jour où j’ai commencé à me dire que quelque chose ne tournait pas rond chez moi. J’avais toujours trouvé que ma mère était une belle femme, mais ce matin-là elle était bien plus que cela. Elle était charmante, envoûtante, désirable. J’étais irrémédiablement attiré par ce corps de femme mûre. Il faut dire que la tenue qu’elle portait n’aidait en rien, bien au contraire. J’étais pourtant loin d’être un gamin tout juste pubère, à la découverte de sa sexualité, se laissant facilement impressionner par la vue d’une peau dénudée.

J’étais tranquillement en train de prendre mon petit déjeuner en compagnie de ma petite sœur quand ma mère est apparue et a en quelque sorte bouleversé ma vision de la famille. Elle n’était vêtue que d’une nuisette. Bien que pas spécialement subjective, celle-ci était légèrement usée et laissait apercevoir par transparence la couleur brune appétissante de ses tétons et la rondeur lourde et parfaite de sa poitrine. Elle s’est présentée à nous sans aucune gêne, comme elle l’avait fait de nombreux matins auparavant, comme si de rien n’était, sans s’imaginer un seul instant que j’aurais pu poser sur elle un regard bien moins innocent qu’habituellement.