dimanche 21 mai 2017

New-York darkness (11)

Relire le chapitre 10

CHAPITRE ONZE : Las Vegas

Jason m’a aidée à préparer quelques légumes, oignons, poivron rouge et vert plus une petite courgette ; pendant que je faisais revenir le tout dans une sauteuse il a téléphoné à Callie.
— Bonjour, j’ai quelque chose d’important à t’annoncer ; de très important. Notre mariage est prévu le samedi 1er février à Vegas. Tu es invitée.
— Mais… Je ne savais pas que c’était urgent à ce point… Elle est si pressée de te mettre le grappin dessus ?
— Mais de quoi tu parles, là ? Callie, nous nous aimons…
— Oui, tu l’aimes, mais quand elle est revenue de New-York elle a choisi entre toi et son amie. Elle a préféré s’occuper des affaires de son amie que de toi, tu te rends compte ? Une femme aimante t’aurait choisi, toi !
— Callie, arrête, s’il te plaît. Ne dis pas des horreurs. Tu es ma seule famille et je voudrais que tu sois à nos côtés, comme tu l’as toujours été.
— Jason, je serai là, pour toi. Mais elle m’a beaucoup déçue, je ne te le cache pas.

Quand Jason a coupé la communication, je devais être blafarde. Il s’est mordu la lèvre en venant vers moi pour me serrer contre lui.

vendredi 21 avril 2017

New-York darkness (10)

Relire le chapitre 9

CHAPITRE DIX : Retrouvailles

Dans mon souvenir suivant, je regardais un plafond blanc et flou. Aucune douleur, aucune sensation non plus. Juste un bruit qui me berçait, des bips sonores. Sommeil. Puis je suis revenue. Et repartie. Puis j’ai pris conscience de l’endroit où j’étais : un lit d’hôpital, avec tout un tas de tubes qui me reliaient à la vie. Je m’étouffai et m’agitai, et Jason est apparu au-dessus de moi. Il a caressé mon front d’une main chaude et douce.

— Salut. L’infirmière arrive. Et le docteur. Calme-toi, elles vont enlever le tube qui te gêne.

Je n’avais pas l’air de pouvoir faire grand-chose, de toute manière ; mes muscles ne répondaient pas, ou si peu. À ma surprise, le visage de Cléa est apparu dans mon champ de vision. Empreint d’un sérieux tout professionnel. Je ne pouvais pas parler, alors je lui ai fait un clin d’œil ; j’ai été récompensée par un sourire.

Pas mal ! Steph, tu es vivante. Même si tu ne sais pas pourquoi. Amochée ? C’est pas la première fois ; tu vas avoir une nouvelle boutonnière sur le bras… Allez, petit mec, souris, tu t’en es sortie, en fin de compte.

Je suis restée quinze jours à l’hôpital ; et j’ai à peu près tout compris, à force.

mardi 21 mars 2017

New-York darkness (9)

Relire le chapitre 8

CHAPITRE NEUF : Retour perdant

— Anita ? J’arrive. Je prends le premier avion que je trouve. Je serai à Miami demain.
— Steph, tu peux pas faire ça, ils veulent ta peau.
— Je sais. Mais ils ont Cléa ; si je peux la sauver...
— Tu es folle, ils vont te tuer puis ils tueront Cléa, merde. Ils sont sans pitié, ce sont des tueurs-nés, ces types.
— C’est un risque à courir. C’est mon amie et je lui dois la vie, Anita. Alors je ne pourrai pas vivre si je n’ai pas tout fait pour la sauver. Et je n’ai pas l’intention de mourir sans combattre. Je t’aime, soldat.

dimanche 5 mars 2017

1944 : opérations très spéciales (9)

Relire le chapitre 8

SIXIÈME OPÉRATION – 3/3


Fættenfjord, Norvège, 11 novembre 1944, 8 h
Uriel Blanke (Franck)


Cela fait maintenant plus d’une heure que je suis à bord ; impossible d’approcher des soutes où sont entreposées les munitions de cette forteresse. Trop de personnel et de soldats. Au détour d’un couloir, j’aperçois une jeune femme blonde aux cheveux ondulés qui porte un uniforme de la SS ; je pense alors à ma colonelle préférée, mais en m’approchant je prends conscience de mon erreur : la jeune femme n’est pas mademoiselle Thorp, mais elle est  tout aussi jolie et avenante. Je la salue comme je le dois face à un officier, et elle me regarde avec insistance :

— Matelot, je ne vous connais pas. J’ai pourtant rencontré tous les membres de cet équipage ; présentez vous !

Je m’immobilise instantanément et lui lance :

— Matelot Blanke, affecté au premier pont, tourelle B. Arrivé hier de Berlin.

mardi 21 février 2017

New-York darkness (8)

Relire le chapitre 7

CHAPITRE HUIT : Soucis

Le soir, un peu avant 11 heures, je suis entrée sans frapper dans la chambre de Lewis. Il lisait un roman de poche, allongé sur son lit et seulement éclairé par une petite lampe de chevet. Était-il surpris ? Il n’a pas bougé, me regardant approcher par-dessus son livre. J’ai enlevé le grand tee-shirt qui me servait de chemise de nuit et l’ai lancé sur la chaise près du lit. Raté de peu ; tu t’améliores, Steph…

— Tu es sûre que c’est ce que tu veux ?
— J’ai vu la mort d’assez près déjà ; je l’ai appelée même parfois quand je souffrais trop. Je ne sais pas si je passerai l’année. Alors oui, c’est ce que je veux.
— Viens.

Je me suis coulée contre lui, contre son corps fait de muscles et d’os. Je n’étais guère différente à force de privations, d’ascèse et de sport extrême. Nous nous sommes embrassés tendrement puis avec fougue, nos langues s’enlaçant et s’emmêlant. J’avais saisi sa nuque à deux mains alors que les siennes plaquaient mon ventre contre sa virilité dressée et raide. Puis il m’a retournée sur le dos, et d’instinct j’ai écarté les cuisses. Il s’est guidé en moi puis s’est immobilisé, le gland introduit à peine dans mes nymphes. Je lui ai souri avant de murmurer :

— Viens, doucement s’il te plaît, j’ai peur.

jeudi 9 février 2017

Indécences - Itinéraire d'une dévergondée (22)

Relire le chapitre 21


Satyriasis



— On approche ; bande-lui les yeux ! commanda Gildas qui tenait le rôle du chauffeur.

L’ordre était formel, mais j’avais été prévenue : pour accentuer ma confusion d’être exposée, je devrai œuvrer avec un bandeau sur les yeux. Claude, assis près de moi à l’arrière de la confortable berline, s’activa pour me fixer l’épaisse bande de tissu noir qui devait me priver de toute vision.

Mon excitation s’éleva d’un cran ; cela faisait presque une heure que nous roulions sur une nationale et je commençais à me lasser de cette attente. Il me tardait vraiment de parvenir sur le lieu de la rencontre.

Je savais pertinemment quel genre de « surprise » je devais espérer de mes deux complices, d’autant que la tenue qu’ils avaient exigée était suffisamment explicite : sous le long manteau qui me recouvrait, je ne portais qu’un bustier et des bas. « Surtout pas de culotte ! On ne va pas au concert avec des sourdines. » avait gentiment plaisanté Gildas avant notre départ en échangeant un sourire complice avec son compère.

dimanche 5 février 2017

1944 : opérations très spéciales (8)

Relire le chapitre 7


SIXIÈME OPÉRATION – 2/3


Fættenfjord, Norvège, 10 novembre 1944, 22 h
Elisabeth et Roettre Kans


Lysa termine son numéro burlesque presque nue sur la scénette du cabaret, lançant avec la main des baisers aux hommes et reculant vers le rideau, à moitié cachée derrière l’éventail de dentelle noire. Elle a bien sûr aperçu la colonelle Thorp et sa propre cible. Elles ne seront pas trop de deux pour obtenir un ausweis et monter à bord du Tirpitz.

Elle quitte la scène et court littéralement se réfugier dans sa loge. Maintenant qu’elle n’est plus sous les projecteurs, à moitié nue, elle a froid. Rapidement elle enfile une robe de chambre en satin rose qu’elle a dégotée dans la penderie. Un peu longue, mais en l’arrangeant un peu, très sexy. Elle sait que son hôte va venir la voir dans un instant.

samedi 21 janvier 2017

New-York darkness (7)

Relire le chapitre 6

CHAPITRE SEPT : Lewis

— Steph, tu me dis ce qui ne va pas ?
— Rien, ça va ; je suis juste fatiguée.
— Fatiguée, toi ? Mon cul ! Iron Girl, c’est toi ! Tu as autre chose ; je te connais assez pour savoir que quelque chose te tracasse. Et c’est en rapport avec Lewis, j’en suis sûre. Et avant que tu te replies dans ta coquille, je peux te dire qu’il est inquiet lui aussi.
— Pff… T’es trop futée, toi. J’ai peur de tomber amoureuse comme une gamine. Et j’aime Jason. Alors ça fait désordre et je sais plus quoi faire. Je n’ai pas fait l’amour avec un homme depuis des mois, mais ça, je peux gérer. Et là, il suffit qu’il touche ma main pour m’enlever les gants de boxe et je tremble. Je n’ai jamais connu ça et j’ai peur.
— Merde, ça craint. Et tu crois que lui aussi ressent quelque chose ?
— Je le pense aussi. Merde et merde !
— Tu veux qu’on parte ?
— D’abord je dois lui parler ; savoir ce qu’il en pense. Je descends dans le living.

lundi 9 janvier 2017

Indécences - Itinéraire d'une dévergondée (21)

Relire la chapitre 20


Drageons



Une faible lueur perçait à la jointure du double rideau ; la nuit en était presque à son terme. Gildas se retira avec lourdeur d’entre mes cuisses où il venait de s’étourdir pour la seconde fois. Il s’appesantit à mon côté et nous restâmes serrés l’un contre l’autre dans mon lit étroit. Claude, après avoir partagé le début de nos ébats, avait souhaité rejoindre sa chambre pour se glisser dans un sommeil réparateur.

Gildas reprit son souffle et m’interrogea :

— Alors ? Elle t’a plu, cette incursion dans le monde du dévergondage ?

Il abaissa délicatement le drap pour nous découvrir jusqu’à mi-cuisses. Son index vint effleurer mon ventre encore frémissant et descendit jusqu’à la ligne fuyante de mon pubis.
Il me susurra :

— Tu n’oses pas l’avouer ? Tu sembles pourtant prendre plaisir à ce genre de sortie, petite coquine.

jeudi 5 janvier 2017

1944 : opérations très spéciales (7)

Relire le chapitre 6


SIXIÈME OPÉRATION – 1/3


Fættenfjord, Norvège, 10 novembre 1944


L’équipe est de nouveau au complet : Elisabeth, Ralph, la colonelle Thorp et moi. La guerre avance à grands pas. Nos troupes avancent sans cesse. L’opération Market Garden, à Arnhem, est terminée. Ce ne fut pas le succès escompté ; beaucoup de morts et peu de victoires. L’état-major n’a pas tenu compte de la dernière information que nous avons envoyée et il y a eu un massacre.

Nous sommes arrivés il y a quelques heures dans la ville de Trondheim. Notre mission est simple : saboter le super cuirassé Tirpitz, fleuron de la flotte de guerre nazie.

dimanche 25 décembre 2016

La véritable histoire de Noël

— Hey, Mary, on va faire un tour ?
— Ben, j’suis pas contre. Mais avec quoi ?
— En Merk’ ; j’en ai « empruntée » une.
— Quoi ? Une Merkabah ? Ces tas de ferraille ?
— Ouais, j’sais bien, mais avec les nouveaux antivols quantiques, on ne peut plus pirater les codes des clés numériques. Alors tu devras te contenter de la Merk’. Bon, tu viens avec moi ou tu restes ici ?
— Hey, Joe, tu crois que j’vais t’laisser partir tout seul pour draguer les minettes ? Ben, tu t’fourres le doigt dans l’œil jusqu’au coude, espèce de queutard ! C’est pas pasque j’suis en cloque que j’refuse de tirer un coup d’temps en temps, bordel !

mercredi 21 décembre 2016

New-York darkness (6)

Relire le chapitre 5

CHAPITRE SIX : Angel

Nous sommes restées cinq nuits dans cet hôtel, arpentant Brooklyn et le Bronx pour trouver du travail dans un restaurant. Rien de concret ; tout au plus ai-je fait un extra un soir dans un KFC de Bowery. La gloire. Heureusement, les nouvelles de Miami étaient bonnes : un coup de filet conjoint du FBI et de la DEA avait permis l’arrestation de nombreux membres du Zoe Pound pour divers trafics, et Anita et ses troupes étaient prêtes à intervenir pour éliminer le clan Duvallier, cinq personnes en tout.

Nos réserves fondaient peu à peu quand j’ai décidé d’appeler Angel, l’ami de Jason. J’ai laissé un message sur sa boîte vocale et il a rappelé deux heures après, alors que nous sortions d’un joli restaurant de fruits de mer dans Tribeca. Sans succès, évidemment ; nous en arrivions à nous demander si Delmonte nous avait grillées, et si oui comment.

vendredi 9 décembre 2016

Indécences - Itinéraire d'une dévergondée (20)

Relire le chapitre 19


 Tiges de jade



Dès la fin de semaine suivante, c’est avec un même empressement que je me retrouvai sur les routes en compagnie de mes deux zélés chaperons. Le secret n’avait pas été bien gardé. Mais cette fois, c’était sûr, le hardi divertissement à affronter ne pourrait être manqué.

Gildas, surtout, ne semblait pas renoncer en sa quête de rencontres insolites. Son plus fort désir restait de me voir « aller en cabine » pour satisfaire le jeûne supposé de routiers loin de leurs épouses. Le jeu – car pour nous, ces défis qui m’étaient imposés restaient bien des jeux – était loin de me déplaire, même si je ressentais toujours quelques appréhensions à l’approche de son préambule.

Mes complices avaient ainsi décidé de reprendre leur plan initial en n’y apportant au final que peu de changements. Ils jugeaient qu’une telle rencontre pouvait être plus opportune en début de nuit, au moment où les camions se retrouvaient parqués sur leurs aires de stationnement… et leurs chauffeurs mieux disposés à se dégourdir un peu plus que les jambes après de longues périodes de conduite.

lundi 5 décembre 2016

1944 : opérations très spéciales (6)

Relire le chapitre 5


CINQUIÈME OPÉRATION


Londres, 31 août 1944


Depuis que nous sommes rentrés, les infos sur la libération de telle ou telle ville tombent sans cesse : Paris, Nice, Troyes ; Reims, hier. Nous avançons vers une libération longue et compliquée, mais nous avançons.
Elisabeth et moi sommes en congés forcés. Ralph est parti en mission avec une rouquine que je ne connais pas pour récupérer des toiles d’une certaine Charlotte Salomon, déportée et assassinée.
Le débriefing avec l’agent Katarina 271 a été « spécial »… comme l’agent, mais je ne raconterai rien : c’est top secret.

Malgré tout ce qu’elle a eu à supporter durant la dernière mission, Elisabeth va bien, très bien même ; pour preuve, elle me saute dessus tous les soirs et nous faisons l’amour avec passion.
Cela n’a pas échappé à la colonelle Thorp, et elle m’a convoqué dans son bureau ce matin.

lundi 21 novembre 2016

New-York darkness (5)

Relire le chapitre 4

CHAPITRE CINQ : Delmonte

Le 4 novembre, Mr Delmonte me demanda de passer à son bureau ; c’était mon soir de repos au Moon’, et je devais le voir à 16 heures. Je suis arrivée en avance de cinq minutes mais il m’a fait entrer aussitôt. Je n’avais pas parlé avec lui depuis mon embauche début août ; je l’avais parfois aperçu au bar, mais c’était tout. Je me suis assise sagement, me demandant ce qu’il me voulait. J’étais inquiète, et j’avais bien raison de l’être.

— Stephanie, je t’en avais parlé cet été : tu vas changer de job.
— Mais… je n’ai rien demandé.
— Tu as vingt-et-un ans demain, et tu peux maintenant travailler partout. Et je veux voir ce que tu as dans le ventre : tu vas travailler comme entraîneuse dans un bar de nuit.
— Il n’en est pas question ! Je travaille déjà presque à poil, et franchement, ça ne me plaît déjà pas trop ; alors je refuse. Je préfère partir du Moon’ si ça vous va pas.
— Me parle pas comme ça ! Personne ne parle à Carlo Delmonte comme ça ! Si tu refuses, je fais virer ta colocataire du studio et de son travail. Comme ça, vous vous retrouverez toutes les deux à la rue. Et je me débrouillerai pour qu’elle ne trouve plus de travail, en lui faisant des références pourries.

mercredi 9 novembre 2016

Indécences - Itinéraire d'une dévergondée (19)

Relire le chapitre 18

Doublet impromptu




Dans la clarté déclinante du crépuscule, notre voiture roulait à nouveau sur la nationale. La perspective que je sois exhibée devant des inconnus exaltait les deux membres de mon escorte, mais leur intention réelle était d’une autre nature. Gildas, qui semblait à présent être le plus enthousiaste, sortit de sa réserve pour m’exposer les grandes lignes du défi à relever :

— J’ai bien aimé regarder Claude te prendre. Ce serait plaisant de te voir baisée par un autre homme. Et comme tu m’as sucé, tu devras aussi pratiquer une fellation. Il faudrait donc te trouver deux types… au moins !

Un de ses doigts effleura ma cuisse et remonta vers mon pubis dont le relief se devinait au travers du tissu. Il précisa :

— Je te préviens : si on trouve un gentil routier à t’offrir, tu devras nous revenir avec la preuve de son offrande.
— C’est-à-dire ?
— Ben, pardi ! Tu devras nous prouver qu’il t’a prise. Je n’ai pas besoin de te faire un dessin, si ?
— Et… si je lui fais une fellation ?
— Pareil : tu reviens avec la preuve de son don sur le menton, la joue, entre les dents, peu importe. Donc, évite de tout garder pour toi comme d’habitude, petite chipie !

samedi 5 novembre 2016

1944 : opérations très spéciales (5)

Relire le chapitre 4


QUATRIÈME OPÉRATION


Paris, 5 juillet 1944, 14 h


Voilà maintenant deux jours que nous avons été faits prisonniers. J’ai rapidement été séparé d’Elisabeth, et je n’ai plus de nouvelles d’elle. Après un transport commun dans un véhicule allemand, nous sommes arrivés à Paris. Transféré vers la Kommandantur, j’ai été enfermé dans une cellule, seul. Ma compagne est restée dans le camion, embarquée vers je ne sais quelle direction.
Pour le moment, je n’ai vu personne d’autre que mes gardiens. Pas de questions, pas d’interrogatoires, et aucun contact avec la Gestapo ou la SS. Je suis simplement retenu dans un cachot et nourri avec parcimonie par des soldats.

Quand, il y a deux jours, nous nous sommes retrouvés face au général, j’avoue avoir été fort surpris : je lui avais logé une balle dans la tête il y a quelques semaines, et je le retrouve en parfaite santé et goguenard. Oui c’est le terme exact qui me vient : goguenard. Il nous a tout de suite reconnus. À moi, il a lancé :

— Vous m’avez manqué !

lundi 31 octobre 2016

Halloween

En cette soirée du 31 octobre, j’attends la venue des enfants déguisés et maquillés qui font la chasse aux bonbons ; comme chaque année, j’en ai constitué un bon stock et creusé une citrouille pour en faire un Jack-o’-Lantern qui, placé sur le rebord d’une fenêtre et éclairé de l’intérieur par une bougie, indique que je participe à cette fête païenne de Samain au cours de laquelle les Celtes prétendaient avoir accès à l’Autre Monde, celui des esprits maléfiques et des dieux.

Alors que le soir tombe et que je regarde à la télévision un épisode des Simpsons « spécial Halloween », la sonnette retentit. Quittant la mezzanine, je me précipite dans l’escalier hélicoïdal pour rejoindre le rez-de-chaussée. Lorsque j’ouvre la porte, je me trouve face à cinq gamins grimés et déguisés qui me tendent des paniers et des sacs pour que j’y dépose des confiseries en réclamant :

— Des bonbons ! Des bonbons !

vendredi 21 octobre 2016

New-York darkness (4)

Relire le chapitre 3

CHAPITRE QUATRE : Pause en douceur

Alice est restée jusqu’à la fermeture et nous somme rentrées bras dessus bras dessous au studio. Pour la taquiner, une fois arrivées, je lui lançai :

— Tu arriverais à me faire un strip-tease ? Bien sensuel… Mais sans Joe Cocker, je t’en supplie. Tu nous choisis une chanson sexy…
— Ma chanteuse préférée, Adele ; elle a une voix qui me fait mouiller…
— Parfait, je l’adore aussi… Mais tu as intérêt à assurer.

Je me suis assise en tailleur sur le lit pendant qu’elle cherchait sur sa playlist ; la sublime voix d’Adele a envoyé « Rolling in the deep ». Et Alice s’est tournée vers moi en ondulant, mains croisées sur la nuque, le visage illuminé par un beau sourire et les yeux brillants de plaisir. Elle a ensuite fait glisser les fines bretelles sur ses bras avant de laisser couler sa robe jusqu’à ses hanches. Elle portait un joli soutien-gorge noir à balconnets, et ses mamelons étaient gonflés et durs car ils tendaient la fine dentelle. J’ai sifflé doucement quand elle a accompagné sa robe sur ses cuisses fuselées pour l’enjamber sans enlever ses escarpins à talons hauts.

jeudi 13 octobre 2016

Une journée comme les autres ?

La sonnerie du réveil met fin à un rêve que j'ai déjà oublié. Il est 6 heures. La lueur de l'aube commence imperceptiblement à éclairer la chambre à travers le fin voile blanc qui fait office de rideau. Je me lève, entre dans le dressing dont je ferme doucement la porte avant d'allumer la lumière. Mon cher et tendre, à qui il reste une petite heure de sommeil, est déjà réveillé. Même s'il n'a pas bougé, je sais qu'il ouvre toujours les yeux avant moi. Il se contente de somnoler en attendant son tour. Face à la porte de la chambre, la seconde porte du dressing ouvre sur la salle de bain. Je la franchis, nue, après avoir déposé ma chemise de nuit sur un tabouret. La douche me remet les idées en place, et l'agenda de ma journée commence à défiler dans ma tête. Une grosse réunion de projet durant laquelle j'interviens à deux reprises.